Publié : 6 janvier 2006

Seul

SEUL

Je me suis réveillé dans mon appartement, les cheveux ébouriffés. Je m’ apprêtais
à m’habiller quand je me suis rendu compte que quelque chose n’allait pas. Je
me suis alors approché à la fenêtre et j’ai vu des motos et des voitures mais il
manquait quelque chose... les gens... .J’ai continué à scruter l’horizon mais il n’ y
avait personne. J’ ai enfilé rapidement mon pantalon et mon pull. Je ne me sentais
pas bien. J’étais inquiet car un grand et imposant silence régnait, un silence
angoissant de pureté.

J’avais un très mauvais pressentiment. J’ai dévalé à toute vitesse la cage
d’escalier, me suis précipité dans le garage souterrain mais je me suis arrêté
soudainement. J’ai senti une présence. J’ai couru me réfugier derrière un pilier
à la base rouge. J’ai avancé très lentement, penché la tête mais hélas je n’ai vu
toujours personne .J’étais soulagé et en même temps contrarié.

J’ai démarré ma veille voiture et je suis parti à toute vitesse .Une fois dans la
rue, pas un chat on aurait dit que tout le monde y compris les animaux avaient
fuit.

Horrifié j’ai accéléré. Je conduisais de plus en plus vite, je ne me
contrôlais plus, et au virage je n’ai pas vu l’arbre.

Je me suis réveillé étonné dans un lit d’hôpital en blouse blanche. J’ ai appelé
désespérément à l’aide, fouillé les chambres, les étages, regardé dehors mais
c’était désert. J’étais terrifié. Qui donc m’avait conduit là, et pourquoi ? Qui
m’avait vêtu ? Qui m’avait installé dans ce lit ?

Autant de questions sans réponse.

Exténué par ma quête je me suis évanoui.

Je me suis retrouvé de nouveau dans le lit d’hôpital, seul, j’ai pleuré.
Un homme est entré. Surpris et apeuré je me suis réfugié dans un coin d
e la pièce,
j’avais perdu la raison.
Une fois mon calme revenu, j’ai pu demander au docteur ce qui m’était arrivé.
D’ un air surpris il m’a répondu :

« Une femme vous a trouvé inconscient dans votre voiture maintenant bonne pour la casse, c’est normal que ne vous rappeliez pas de votre accident... mais avez-vous des souvenirs d’avant l’accident ?

Je me suis remémoré mon réveil dans mon appartement, ma recherche d’autres personnes, je me souvenais de tout.

« Non, ai-je répondu, par peur que l’on me prenne pour un fou. »

Sadek