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Quelques mots

vendredi 6 janvier 2006

Quelques mots

Tyler habitait une petite maison dans le centre de Portland. Il était menuisier et travaillait seul dans l’atelier qui se trouvait dans sa cave. C’était une petite pièce mal éclairée dont le plafond ne s’élevait qu’à 1.70 m. Il frappait le bois sans arrêt, tel un pic-vert qui cherche sa nourriture : un bruit sourd, sans harmonie. Mais Tyler l’aimait, ce bruit qui avait rythmé sa vie, son amour pour le bois.

Le menuisier avait appris à maîtriser sa claustrophobie depuis qu’il avait perdu sa femme. Elle s’était suicidée sans aucune raison apparente et d’ailleurs, il ne se rappelait même plus de son visage.

Un soir, épuisé par sa journée de travail, Tyler décida de ranger ses outils. Il se baissa pour ouvrir un tiroir et aperçut d’étranges signes gravés dans le bois de son plancher. Il sursauta de peur. Il se frotta les yeux et vit apparaître d’autres expressions tout aussi inquiétantes : "IL NE PENSE PLUS A MOI ! ", " QU’AI-JE FAIT ?" ; "PEUR" ; "POURQUOI ?".

Tyler éprouva une bouffée de chaleur, son cœur battait la chamade, ses poumons se serraient. Il se leva d’un mouvement brusque et vif, se précipita vers la porte et en saisit la poignée mais ses mains étaient moites et il ne put la tourner. C’était comme si la pièce le retenait prisonnier. Après quelques minutes d’efforts acharnés, la porte s’ouvrit enfin et Tyler réussit à sortir. Il était exténué, l’angoisse le rongeait comme des termites dévorant du bois.

Il bloqua l’accès à son atelier. Les écritures diaboliques ne pourraient pas passer, pensait-il. Après cela, pour se détendre il but un Martini-Vodka, mal dosé à son goût.

Des années passèrent, mais un jour l’idée de retourner dans l’atelier le prit. Il se dit que les mots ne pourraient pas lui faire de mal. Peut être qu’il avait trop bu ou qu’il était stressé. Tyler doutait. Il voulait savoir ce que signifiaient ces étranges signes.

Bien décidé, il tourna la poignée. La porte grinça et s’ouvrit peu à peu. Il faisait tout noir. Soudain une lumière rouge illumina la pièce. Les écritures étaient encore là à son grand désespoir . Autour du mot "MORT" un pentagramme était gravé. Sur les murs des centaines de messages étaient écrits dans le bois. Il prit peur et voulut s’en aller mais la porte avait disparu. Il y avait, à la place, inscrit le nom de sa femme et une phrase. Il voulait connaître la vérité. Il s’approcha et osa lire :

"TU NE PENSAIS MEME PLUS A MOI. TU ETAIS TROP OCCUPE PAR TON METIER. C’EST A CAUSE DE TOI QUE JE ME SUIS TUEE, ET MAINTENANT C’EST A MOI DE TE LE FAIRE PAYER !! "

Jérémy et Nicolas


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