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La gare des vampires

jeudi 5 janvier 2006

LA GARE DES VAMPIRES

Un matin banal, Vincent Clavier se réveilla en se disant qu’il serait au travail dans moins d’une heure. Il se leva, s’habilla, prit son petit déjeuner, enfila son manteau puis partit. Il était sept heures et Paris s’éveillait sous un ciel gris foncé. Il se dirigea à grands pas vers la station de RER pour prendre son train.
Ayant mal dormi, il était très fatigué et se trompa plusieurs fois de rue, ce qui le retarda d’une dizaine de minutes. Il entra enfin dans la gare qu’il trouva plus sombre et moins peuplée qu’à son habitude. Il regarda successivement le panneau d’affichage des horaires puis sa montre et s’aperçut qu’il avait raté son train. Il s’assit et, de peur de s’endormir, sortit un livre de son sac et en débuta la lecture. C’était une histoire passionnante d’une famille de paysans qui découvrait un repère de vampires dans une vaste grange et s’y faisait tuer. Il lut jusqu’à ce qu’une voix électronique annonce l’arrivée de son train. Il rangea son roman et monta dans le wagon surpeuplé.


Le train démarra en balançant les voyageurs de gauche à droite. Il traversait à présent un long tunnel sombre que seules les lumières du train éclairaient. Soudain, dans un grincement assourdissant, le train ralentit puis s’immobilisa à la grande surprise de ses passagers, car il n’y avait aucun arrêt prévu à cet endroit. Mais même lorsque le train s’arrêta, le grincement ne cessa pas. Toutes les lumières s’éteignirent laissant le wagon et ses occupants dans une obscurité profonde. Seul un néon se mit à clignoter, éclairant cette foule compacte de brefs éclairs.

Au premier flash, Vincent Clavier vit les visages des passagers changer de couleur, passant à un blanc extrêmement pâle : ils étaient devenus des vampires. Au second éclair, il les vit se jeter sur lui. Il bascula en arrière et se cogna la tête contre le strapontin.
Lorsqu’il rouvrit les yeux, les lumières étaient revenues, le wagon avançait de nouveau, et toute cette foule s’était rassemblée autour de lui. Il se releva, sous les regards inquiets des occupants du compartiment, s’enfuit précipitamment du wagon à sa station et se dirigea vers son bureau. Il n’aurait pu prouver ce qu’il venait de se passer, mais il restait tout de même convaincu que tous les voyageurs s’étaient l’espace d’un arrêt transformés en vampires et qu’ils n’en gardaient aucun souvenir.

Aurélien et Vincent


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